Vous pensez qu’être polluant c’est utiliser une grosse voiture diesel, ne pas éteindre les lumières ou encore ne pas fermer le robinet ? Rester chez soi et utiliser son ordinateur est, d’après vous, une belle preuve écologique ?

Et bien figurez-vous, ce n’est pas aussi simple…

Le numérique est virtuel mais la pollution qu’il crée est bien réelle.
Le digital a lui aussi certaines lacunes en écologie. Rassurez-vous, certains gestes aident à les combler, alors restez attentifs !

En effet, laissons-nous repenser toute notre routine de travail et notamment nos habitudes web

Si vous êtes du genre pragmatique et que vous avez besoin de preuves pour croire que le digital n’est pas tout blanc dans le domaine écologique, voici quelques chiffres qui vont vous faire changer d’avis :

➢ Il faut se l’avouer Netflix est devenu une base de divertissement très agréable, mais avez-vous conscience que regarder un film sur Netflix va consommer l’équivalent de 1000 ampoules basse consommation allumées pendant 1 heure ?

➢ Ou encore : alimenter nos magnifiques feed Instagram de seulement 3 photos correspond à utiliser 3 ampoules durant 1 heure.

➢ L’habitude de mettre votre musique préférée dans vos écouteurs pendant 3 minutes c’est 2 ampoules allumées pendant 1 heure.

➢ La pollution et l’impact sur le climat que génère l’industrie du numérique seraient équivalents à ceux du secteur de l’aviation, soit 3,7% des gaz  à effet de serre à l’échelle mondiale.

➢ Un mail avec une pièce jointe consomme autant d’énergie qu’une ampoule allumée pendant 1 heure, sachant qu’en moyenne 269 milliards de mails sont envoyés par un an… je vous laisse faire le calcul.

Et oui, les mails sont un véritable fléau pour la pollution digitale. Ce merveilleux petit clic si rapide et efficace pollue plus que l’envoi d’un courrier papier.
Vous avez du mal à comprendre en quoi envoyer un mail est polluant ? Facile: pour l’envoi d’un mail il est nécessaire d’utiliser des câbles, des datas center (très gourmands en énergie et nécessitant une climatisation permanente ) et des serveurs.
Bref, plutôt ahurissant comme chiffres non ?

 

Voici quelques astuces pour adopter une démarche de plus en plus responsable :

 

Supprimez les mails inutiles, utilisez les sites comme : Wetransfer  https://wetransfer.com/ afin d’éviter les pièces jointes.

Il existe des alternatives qui ont déjà conquis un grand nombre d’entreprises, comme: le tchat professionnel.
De nombreuses plateformes comme WhatsApp https://www.whatsapp.com/?l=fr, Messenger https://www.messenger.com, Slack https://slack.com/intl/fr-fr/ permettent de réduire l’utilisation des mails quand vous êtes dans le cadre informel.
Des petits gestes qui, mis bout-à-bout, sont très efficaces pour lutter contre la pollution digitale.

 

– Pour ceux qui possèdent un site web, n’hésitez pas à alléger vos pages. Grâce à ce petit geste, le temps de chargement sera plus court et la bande passante consommera moins. Minimisez le nombre de pages afin de réduire les allers- retours et compressez au maximum vos photos et vos fichiers.

 

– Les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais gardez en tête que les couleurs foncées sont très énergivores, alors privilégiez les couleurs claires et le blanc, ainsi vous amoindrirez votre consommation en énergie.

 

Utilisez un hébergeur « éco-responsable » et local ainsi qu’un data center qui utilise des énergies renouvelables. Infomaniak https://www.infomaniak.com/fr  est reconnu comme étant l’un des meilleurs hébergeur éco-responsable de 2020.

 

– De nombreux moteurs de recherches dit « écolos » existent. Vous pourrez vous diversifier de l’éternel Google et faire un geste pour la planète, par exemple :

☞  Écosia, des arbres seront plantés suivant le nombre de recherche effectuées sur ce moteur. https://www.ecosia.org/?c=fr

☞  Lilo , même principe mais des gouttes d’eau seront redistribuées à des associations. https://www.lilo.org/fr/

 

– Certains outils vont vous aider à mesurer l’empreinte environnementale d’une page Internet :

 

☞ EcoIndex, aide à prendre conscience de l’impact environnemental et propose des solutions concrètes pour réduire cet impact.     http://www.ecoindex.fr/

☞ Pages speed , il présente les rapports sur les performances réelles d’une page et des suggestions pour l’améliorer, la rendre plus éco-responsable. https://developers.google.com/speed/pagespeed/insights/?hl=fr 

 

– Lorsque votre site internet est en fin de vie : supprimez-le !
Inutile de laisser un site inactif ou obsolète, cela mange de l’espace.

 

– En dehors des sites web certains gestes éco-responsable sont à adopter :

 

◦ Utilisez des modes de livraison responsables lorsque vous commandez ou livrez des produits grâce à Internet, (par exemple vous pouvez utilisez : https://www.vertchezvous.com/qui-sommes-nous-vcv/ ).

◦ Privilégiez des sites qui font des emballages écologiques et responsables (tel que : https://hipli.fr/concept-colis-reutilisable/)

◦ Faites des fiches produits efficaces afin de limiter les retours. (4% des produits commandés en ligne sont renvoyés.)

Utiliser le e-commerce reste cependant une bonne alternative écologique, les émissions de CO2 seront divisées par 4 par rapport au commerce physique.

 

 

Certains petits gestes permettent d’amoindrir la pollution digitale et de cette manière le digital deviendra de plus en plus responsable.